Smartphone Samsung sgh-i320 (Page 1)

Mini test par Musa PINAR
Acheté le 05/05/07
Lieu d'achat : internet
Prix d'achat : 150€

Premières impressions lors du déballage

Disponible dans le commerce depuis près d’un an, je me propose de présenter un nouveau point de vue et de tester le premier smartphone à clavier matériel introduit par le sud-coréen Samsung, dérobant une exclusivité esquissée par un Motorola Q hésitant.

Tout de suite, le slogan floqué sur l’emballage fixe les ambitions du précieux : « Work Smart & Play Smart »; le i320, propulsé par la plateforme Windows Mobile 2005, à l’intention de conjuguer divertissements et applications professionnelles.

Le conditionnement descellé, ce Samsung perd trop vite en crédibilité : le mobile est mal mis en valeur, les accessoires sont relativement à l’étroit, le compartiment qui accueille le bundle évoque le papier mâché, on est assez loin de la présentation qui ennoblit les Nseries chez Nokia.

Nous essuierons très vite cette négligence avec la richesse des périphériques offerts dans le package, voyez :
- Un cordon de synchronisation USB cable-data : il permet en outre de recharger le smartphone pendant les transferts de données (pratique). Muni d’un témoin lumineux.

- Un chargeur secteur : également équipé d’une LED pour renseigner le statut de charge.

- Un kit piéton filaire : trop imposant mais efficace. Sa seconde fonction ne couvrira pas l’exigence d’un audiophile moyen, le rendu des basses étant médiocre.

- 2 batteries au Lithium-ion : 880mAh chacune.

- Surprise : un boîtier autonome pour recharger la seconde batterie indépendamment du smartphone. Il suffit d’insérer la batterie dans le boîtier puis de présenter ce dernier au chargeur secteur. Un outil très confortable et utile, il me plairait que cet instrument se démocratise. Le boîtier peut éventuellement lui servir de housse de transport renforcée.

- La documentation traditionnelle : un manuel utilisateur, des prospectus, un CD d’initiation à la prise en main, un CD ActiveSync pour permettre de synchroniser le mobile avec votre ordinateur (il inclut Outlook 2002), un patch qui authentifie votre système WM5 estampillé d’un numéro de série.

La présence d’une housse aurait pu être judicieuse, même si le i320 se fond volontiers dans une poche grâce à ses mensurations lilliputiennes. Justement, rangeons nos accessoires dans ce semblant de boîte à œufs et venons-en au GSM.


Il ne va pas être évident de se détacher du subjectif pour ce premier point, mais je crois mettre tout le monde au diapason en affirmant qu’il en émane une certaine élégance, une classe singulière. Sa robe noire et ses pointes de chrome soulignent une silhouette monobloc audacieuse, il en résulte un form-factor original.
La coque ne grince pas si on la presse à des niveaux éparses, et le cache-batterie n’accuse aucun jeu : finesse et robustesse. La texture, celle des boutons notamment, est agréable. Je regrette toutefois leur fermeté, d’autant qu’ils émettent un bruit sourd à la saisie, ce qui n’autorise pas la frappe dans un environnement calme/muet, ou en milieu hostile (les membres de pdafrance sont du corps des Renseignements Généraux ou Espions Industriels, ils vivent dangereusement !).
On pourrait se plaindre de la taille des touches, Carlos et Maïté les premiers, mais il apparaît, justement, que cette fermeté soit voulue. En effet, même avec des doigts de maçon, en s’employant à presser une lettre avec le centre du pouce, les touches périphériques ne sont pas entrainées. C’est évident et astucieux.

Les boutons qui ornent les tranches du i320 sont discrets, afin de dénoter sa ligne épurée. Ils se présentent facilement à l’index ou au pouce, que ce soit pour régler le volume, lancer le bloc-notes ou la gestion des modes, ou pour verrouiller le clavier et lancer l’appareil photo numérique (APN) par pression prolongée (paramétrables). La tranche droite accueille entre autres deux subtils volets amovibles pour permettre de brancher le chargeur ou de connecter les écouteurs. Il y est également permis l’insertion d’une dragonne, non fournie. Le dos du mobile est affublé d’un haut-parleur stéréo qui épouse le capteur de 1.3 MP, surplombé d’un flash.


Je m’aventure rapidement à l’assemblage de mon Kinder : le slot carte SIM est indépendant du compartiment alloué à la batterie, ce qui n’est malheureusement pas idem pour le port dédié à la carte mémoire microSD. Cette architecture impose l’extinction de l’appareil pour l’extraction ou l’introduction du support de données. Carton jaune.



Premières impressions après 24h d'utilisation

La prise en main du téléphone est excellente, la finesse (11,5mm pour 95g) contribuant à son ergonomie.


Le lancement, opéré par une pression maintenue sur le bouton raccrocher, est rapide, smartphone oblige. On découvre un écran QVGA très lumineux (réglable sur 5 niveaux) et parfaitement lisible, le mode landscape entretenant efficacement le plaisir de lecture.
On retrouve un todayscreen auquel nous sommes plus ou moins habitués : date, heure, opérateur, puissance du signal réseau, jauge batterie, wallpaper, etc., composent l’affichage initial. Samsung nous propose de le customiser via un choix parmi différentes dispositions et styles d’écran d’accueil/plugins. L’utilisateur peut ainsi opter pour l’affichage de widgets des dernières applications exécutées, pour un mini-menu participant à l’accès rapide des fonctions principales, ou pour le thème Windows Mobile classique.
Les menus tombent aisément sous les doigts et les softkeys assurent une navigation fluide, d’autant que le téléphone, animé par un processeur XScale PXA 272 cadencé à 416Mhz, est véritablement réactif et véloce.


Poursuivons avec les chiffres :
- L’écran TFT étale 65536 couleurs sur 2,2’’, au format paysage. Je souhaite cependant dénoncer les sacrifices qu’induit le landscape. La compatibilité avec les logiciels n’est pas toujours assurée : au mieux les polices sont écrasées, au pire le système rejette le fichier d’installation. C’est particulièrement criant avec les solutions GPS que j’ai eu l’occasion de tester. i.e: Le setup de Navigon Mobile Navigator 5 est dénié. Quant à TomTom Navigator 6, l’affichage est curieusement orienté de 90°, avec troncature. L’alternative est avancée par Tomtom Mobile 5.2, mais là encore, les softkeys ne sont pas gérées, pas plus que le clavier, qui se voit substituer par la correspondance bâclée suivante :
1 = abc
2 = def
Etc.
Il se murmure que Route66 gère parfaitement les caprices du i320, je ne saurai confirmer faute d’absence de cette dernière application GPS.

- 128Mo sont dédiés à la RAM et la ROM, 120Mo pour le stockage (fichiers et/ou programmes). Le port d’extension MicroSD permet d’étendre considérablement cet espace.

- Une autonomie de 3h30 en communication contre 140 en veille. A ce sujet, notez que le i320 est très gourmant, ce qui justifie les 2 batteries incluses. Cela dit, l’interface de gestion d’alimentation, moyennant un simple paramétrage, permet d’économiser drastiquement vos ressources. En ce qui me concerne, avec le pushmail activé 24H/24 et quelques sessions de surf via le GPRS, j’assure sans sourciller les 32H d’autonomie pour une seule batterie. C’est mieux que mon Qtek 9100.

- Les technologies de communications référencées sont le bluetooth 2.0, l’irDA (infrarouge), Tribande GSM/GPRS/EDGE class 10. Vous remarquerez l’absence de la 3G et du Wifi, qui sont sans doute les 2 principales plaies de ce smartphone (le i600, successeur, a rectifié ces omissions ). Il ne sera par exemple pas possible de profiter de la VOIP proposée par votre FAI.

- L’APN avec un capteur de 1,3 méga pixels, devenu obsolète, demeure néanmoins honnête. Il permet de capturer des photos d’appoint respectables, en plus des vidéos, moins élogieuses, en 320x240.


Conclusion

Je terminerai en concédant que cet i320 est le téléphone idéal pour qui exige un mobile polyvalent, ergonomique, et de taille réduite.
Il est de ceux que l’on arbore ostentatoirement sur la terrasse de café! Son rapport qualité/prix exceptionnel l’érige parmi les téléphones de choix.
Sa prise en main intuitive est l’occasion d’introduire les débutants dans la sphères des smartphones puis pdaphones. Une idée cadeau judicieuse.


C’est également la preuve que l’on peut concilier avec succès Windows Mobile plus un clavier matériel avec une taille de guêpe, à l’apogée des briques (Qtek 9100, 9600) et parpaings (Qtek 9000).
Coup de cœur.

Points positifs :

- Finition de qualité
- Rapport qualité/prix intéressant
- Design ravageur
- Dimensions et poids plume
- Chargeur autonome astucieux
- Rapide et véloce
- Ergonomie et navigation aisée
- Clavier matériel robuste
- Ecran QVGA soigné
- Gestion Bluetooth AD2P
- APN honorable
- Haut-parleur stéréo avec simulation 3D fidèle

Point négatifs :

- Landscape contraignant
- Autonomie restrictive
- Absence de 3G
- Abscence de Wifi
- Poil au zizi

Note globale: 16 / 20




 
Premiers commentaires sur 3 au total:
fifounet75 - 21.06.2007 - 15h25
"Les menus tombent aisément sous les doigts et les softkeys assurent une navigation fluide, d’autant que le téléphone, animé par un processeur XScale PXA 272 cadencé à 416Mhz, est véritablement réactif et véloce." => J'ai un i320 et c'est un 200Mhz OMAP si je ne me trompe.
pmusa - 21.06.2007 - 16h24
t'es sûr que tu n'as pas un Qtek 9100 plutôt? les chiffres avancés dans le test sont corrects.
ratapoil - 21.06.2007 - 18h44
C'est le i600 qui est repassé à 200 mhz... (pour l'autonomie : la 3G ça suce !).

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